Le Réel

A propos du Réel

  • Qu’est ce que c’est ? et qu’est ce que ce n’est pas..?

Le Réel n’est pas un chemin explicite. La continuité psychique, cette illusion du moi persistante d’un parcours linéaire, d’une progression mesurable, est en réalité une construction mentale qui masque la nature immédiate et non temporelle du Réel.

Penser le Réel comme un chemin est une illusion (nécessaire cependant quand l’égo est encore actif). « Le chemin vers le réel » est la croyance d’un devenir, d’un futur à atteindre, alors que le Réel est toujours présent, ici et maintenant, sans attente ni promesse d’un ailleurs.

Cette continuité psychique, souvent ressentie comme un fil conducteur, est une illusion qui crée l’idée d’un chemin à suivre, d’un progrès à accomplir. Mais cette illusion ne tient pas face à la densité du Réel, qui ne se déploie pas dans le temps ni dans l’espace d’une trajectoire.

Jésus, lorsqu’il affirmait « Je suis le chemin, la vérité et la vie », ne désignait pas un itinéraire ou un parcours à accomplir. Il affirmait une réalité immédiate, une Présence qui est elle-même le chemin, sans qu’il y ait besoin de marcher, de progresser ou de se transformer dans le temps.

Le Réel est donc hors de toute continuité psychique, hors de toute promesse d’un mieux ou d’un après. Il est la présence pure, dense, qui ne se dérobe pas, qui ne se projette pas, et qui ne se construit pas comme un chemin explicite.

Le Réel n’est pas un chemin explicite. La continuité psychique, cette illusion persistante d’un parcours linéaire, d’une progression mesurable, est en réalité une construction mentale qui masque la nature immédiate et non temporelle du Réel.

Alors Pourquoi s’intéresser au Réel s’il n’est pas un chemin ?

Le Réel, loin d’être un parcours à accomplir ou une promesse d’un ailleurs meilleur, se présente comme une présence immédiate et dense. Ce qui pousse le psychisme à s’y tourner, c’est un mouvement interne subtil, une sensation naissante qui dépasse la simple continuité mentale. Même si le Réel ne dépend pas du psychisme, ce dern :ier commence à percevoir quelque chose qui lui parle, une résonance qui ne s’inscrit pas dans la logique d’un progrès ou d’une transformation.

Faire une lecture de structure du Réel ne vise pas à ajouter un « plus » ou un « mieux » à cette réalité, mais à clarifier la nature de ce qui est là, sans détour ni attente. Cette lecture permet de dénouer l’illusion d’un chemin explicite, de cette continuité psychique qui crée l’idée d’un devenir, pour laisser place à la reconnaissance d’une Présence qui est déjà complète en elle-même.

Ainsi, s’intéresser au Réel, c’est accueillir ce mouvement intérieur qui, sans dépendre du psychisme, l’invite à s’ouvrir à ce qui est, ici et maintenant. Ce n’est pas une quête vers un futur, mais une écoute attentive de ce qui se manifeste, une reconnaissance de la densité du présent qui ne promet rien, mais qui est tout.

Dans ce site, où le Réel est au centre, cette approche souligne l’importance de ne pas confondre la réalité avec un chemin ou une progression, mais de percevoir le Réel comme une présence immédiate, hors du temps et de la continuité mentale.

Ce qui attire le psychisme vers le Réel, malgré son ignorance initiale et son incapacité de le supporter, est un appel subtil et structurel. Ce n’est pas une quête consciente ou un désir de conquête, mais une résonance profonde, une vibration structurelle qui émane du Réel lui-même.

Le psychisme, dans sa continuité illusoire, commence à sentir cette « présence » qui ne dépend pas de lui, mais qui agit comme un aimant invisible. Cette présence est parfois spiritualisé alors que le Réel n’est pas une spiritualité.

Cette résonance n’est pas un mouvement volontaire, mais une ouverture spontanée, un éveil à ce qui est déjà là, au-delà des constructions mentales. Le Réel, par sa densité et sa présence, fait ce « job » de manière intrinsèque par résonnance structurelle, invitant le psychisme à s’aligner sans effort sur cette vérité qui ne se dévoile pas par un chemin, mais par une reconnaissance immédiate.

Ainsi, l’intérêt porté au Réel ne naît pas d’une volonté psychique de progression, mais d’une réponse à cette résonance structurelle, un mouvement interne qui précède toute pensée ou intention. C’est cette dynamique subtile qui fonde l’importance de s’intéresser au Réel, non pas comme un projet, mais comme une présence qui parle et agit, indépendamment du psychisme.

  • Le Réel ne se mesure pas 

« Le réel ne se mesure pas, ne se voit pas, ne se sent pas. »

Structurellement :

Le réel n’est pas un phénomène.

Le réel n’est pas une énergie.

Le réel n’est pas une sensation.

Le réel n’est pas une perception.

Le réel :

  • n’a pas de forme,
  • n’a pas de couleur,
  • n’a pas de vibration,
  • n’a pas de signature électromagnétique,
  • n’a pas d’aura.

Le réel n’apparaît pas.
Le réel n’agit pas.
Le réel n’émet rien.

Le réel est.

Le réel ne se sent pas : il se sait

« Le réel ne se sent pas, il se sait. »

Structurellement :

Le réel n’est pas une sensation, il est une évidence.

Le réel n’est pas une perception mais une reconnaissance.

Le réel n’est pas un ressenti mais un savoir sans contenu.

Ce savoir n’est pas mental, pas psychique ni imaginal. il est d’une autre nature, c’est un savoir ontologique qui ne parle pas.

C’est la résonance du souffle dans le sol : c’est cela le champ réel ou marial.

  • Savoir le réel n’est pas connaître le réel

C’est là tout l’intérêt, de poser cette question pour apporter une précision importante pour ce site. Personne ne peut saisir le réel et ne peut le traduire comme une vérité absolue. Il passe par résonnance structurelle.

La phrase qui s’impose ici, est « Le réel se traduit par l’imaginal du souffle. »

Le souffle est réel c’est la tension du réel sur la membrane.

L’imaginal, qui provient de cette tension du souffle, produit une parole qui est  la traduction du souffle dans la forme.

L’imaginal n’est pas le réel, il est la forme du réel dans la structure réelle d’un humain.

Donc « Le savoir n’est-il pas l’imaginal du souffle qui structure le réel sans être le réel ? 

Non le savoir n’est pas l’imaginal du souffle,q c’est la résonnance du souffle dans le sol ou la pression du souffle dans la membrane (voir membrane) mais son expression est imaginale.

L’expression ou la mise en forme de ce  savoir est l’ imaginal du souffle.

L’expression du savoir n’est pas le réel.

L’expression du  savoir est la forme que prend le réel dans la structure.

Le réel :

  • ne pense pas,
  • ne sait pas,
  • ne comprend pas.

Le souffle :

  • résonne,
  • se dépose,
  • densifie.

L’imaginal qui ne vient plus d’une tension psychique mais du souffle lui même qui veut circuler:

  • traduit cette résonance,
  • donne forme au savoir,
  • structure la perception.

Le souffle est réel.

Le réel est sans forme.

L’imaginal , qui provient de la poussée du souffle, est la forme du réel dans l’être.

C’est une expression jamais une vérité.

C’est pourquoi le réel ne peut pas être mesuré