
L’Architecture du Réel désigne la structure interne d’un être humain lorsque le psychisme s’efface.
Avertissement au lecteur:
Les termes utilisés ci dessous ne relèvent pas du langage psychologique.
Ils ne décrivent ni des états intérieurs, ni des émotions, ni des traits de personnalité, ni des constructions du moi.
Ils désignent la structuration du Réel, une architecture ontologique qui existe en-deçà et au-delà du psychisme.
Ce sont des formes du réel, des mécaniques silencieuses, des structures invisibles qui agissent même lorsque le psychisme ne les perçoit pas.
Elles ne sont pas des croyances, ni des symboles, ni des métaphores : Ce sont les éléments constitutifs de la forme réelle.
Le psychisme, ce que l’on appelle le moi, l’ego, la fiction directionnelle, n’a pas accès spontanément à ces structures.
Il fonctionne dans un champ imaginal, narratif et compensatoire.
Mais lorsque le psychisme devient suffisamment sensible, lorsqu’il cesse de saturer la forme par des récits, lorsqu’il se fissure sous l’effet de l’incohérence, alors il peut percevoir subtilement, par moments, ce qui normalement reste silencieux :
La Présence, l’axe réel, le sol, le souffle, la membrane originelle.
Ce n’est pas une intuition, ça ne passe pas par une émotion ni une expérience intérieure.
C’est la forme réelle qui commence à se révéler derrière la fiction psychique.
Ces termes ne sont donc pas des outils conceptuels : ce sont des points d’accès à une ontologie vivante, à une mécanique qui agit derrière le psychisme, et qui devient perceptible quand la fuite tombe.
C’est ce que j’appelle ici architecture du réel
Architecture du réel
L’architecture du Réel qui ne dépend ni des croyances, ni des récits, ni des constructions psychiques. Une architecture ontologique, antérieure à toute fuite, à toute projection, à toute histoire.
Cette architecture n’est pas un système de pensée :
C’est la structure même de la forme réelle.
Elle se compose de cinq expressions fondamentales :
Le centre, la Présence, l’axe, le sol, le souffle, et la membrane.
Ces éléments ne sont pas des couches superposées :
Ce sont les manifestations d’une seule et même densité, la Présence, lorsqu’elle devient forme.
Le Centre est le point de cohérence
Le centre n’est pas un lieu intérieur.
C’est la cohérence fondamentale de la forme, son point de non-dispersion.
Il ne dirige pas : il tient.
La Présence est la densité première
La Présence n’est pas un état.
Elle est la densité ontologique qui précède toute pensée, toute émotion, toute projection.
Elle est le noyau réel de la forme.
L’Axe est la Présence qui se tient
L’axe n’est pas une direction.
Il est la tenue verticale de la Présence.
Quand la Présence se dresse, elle devient axe non pour avancer, mais pour être exacte.
Le Sol est la Présence qui s’enracine
Le sol n’est pas une sécurité psychologique.
Il est la base réelle de la forme réelle, ce sur quoi elle repose quand la fuite tombe.
Le sol n’est jamais ajouté : il apparaît lorsque les croyances cessent de recouvrir la densité.
Le Souffle est la Présence qui circule
Le souffle n’est pas une intuition, ni une guidance.
Il est la circulation de la lucidité dans la forme.
Quand l’axe tient et que le sol est là, le souffle devient la respiration ontologique du réel.
La Membrane est la Présence qui se délimite
La membrane n’est pas une frontière relationnelle.
Elle n’est pas un mur, ni une protection, ni une réaction.
Elle est la Présence devenue forme, la Présence qui se délimite elle-même pour exister comme structure.
La membrane originelle que j’ai appelé « mariale » est la matrice ontologique de la forme réelle.
Quand la fuite recouvre la Présence, elle devient défensive et le réel est filtré pour laisser passer la fiction du récit psychique.
Quand la fuite tombe, elle redevient transparente.
L’architecture du Réel est donc une seule Présence et cinq expressions
La Présence n’est pas un élément parmi d’autres.Elle est l’origine, et les autres structures sont ses manifestations :
Centre : cohérence de la Présence
Axe : Présence qui se tient
Sol : Présence qui s’enracine
Souffle : Présence qui circule
Membrane : Présence qui se délimite
Il n’y a pas de séparation.
Il n’y a pas de hiérarchie.
Il n’y a pas d’étages.
Il y a une seule densité,
qui se manifeste en forme réelle lorsque la fuite tombe.
Quand la fiction tombe, le Réel apparaît
La fiction ou les croyances, récits, futur imaginal, moi psychique, n’est qu’un voile provisoire.
Elle sert tant que la forme ne peut pas tenir le Réel nu.
Puis elle se fissure, se serre, devient souffrance. La souffrance est l’incohérence éprouvée dans la chair entre le récit et le Réel.
Quand la fiction tombe, la Présence reprend sa place, l’axe se dresse, le sol n’est plus occulté, le souffle circule et la membrane se clarifie. Et la forme devient réelle.