
LE CHAMP
I. Définition ontologique
Le champ n’est pas une énergie.
Le champ n’est pas une aura mystique ni une projection psychique.
Structurellement :
Le champ est l’extension d’une structure dans son milieu.
Une structure réelle (sol + souffle + membrane mariale) produit un champ réel ou champ marial.
Une structure essentiellement psychique produit un champ psychique.
Une foule produit un champ collectif psychique imaginal.
Ces trois champs n’ont rien à voir entre eux.
II. Le champ réel : densité + portance + contour
Le champ réel est produit par :
- le sol (densité),
- le souffle (résonance),
- la membrane mariale (contour réel).
Structurellement :
Le champ réel est une densité stable + résonance + contour.
Il est :
- non psychique,
- non imaginal,
- non énergétique,
- non directionnel,
- non intentionnel.
Il ne tire pas vers lui, ne pousse pas vers l’autre et ne se contracte pas car il est a-réactionnel.
Il est portance pure et peut tout contenir c’est pour cela que l’appellation champ marial s’est imposée.
III. Le champ psychique : tension + projection + tirage
Le champ psychique est produit par la psyché, il est constitué :
- d’attentes,
- de peurs,
- de désirs,
- de projections,
- de croyances et représentations.
Structurellement :
Le champ psychique est tension + projection + tirage.
Il peut :
- tirer pour prendre
- se tendre pour se défendre
- se serrer pour se protéger
- aspirer pour tenter de se recharger
- étouffer pour dominer
- se contracter pour se densifier
Il cherche toujours une densité plus forte à laquelle s’accrocher car le champ psychique n’a pas de sol, il est plus ou moins flottant.
Le champ psychique est toujours un champ imaginal personnel.
L’imaginal est la plupart du temps, un mouvement psychique pour se situer
L’imaginal est un mouvement continu, un aller-retour permanent
entre le dehors et le dedans, entre la densité du monde et la densité encore fragile de la psyché.
Il scrute, observe et mesure. Comme on regarde le ciel avant de sortir
pour savoir s’il faut prendre un parapluie, la psyché observe l’environnement
pour ajuster sa propre densité.
Quand la densité intérieure n’est pas assez forte intérieurement, ce mouvement devient interprétation. Il devient lecture, évaluation puis comparaison.
La comparaison n’est pas un défaut.
C’est une mécanique horizontale.
Une manière de structurer la densité psychique en fonction de la densité extérieure.
La psyché dit :
« Je suis plus près de ceci, plus loin de cela, plus léger ici, plus lourd là. »
Elle ajuste, se calibre, se situe, se renforce et se protège.
L’imaginal est ce mouvement.
Un flux qui va vers le monde pour lire ses signaux et qui revient vers la psyché
pour lui donner une forme, une continuité, une densité suffisante pour ne pas se dissoudre dans l’horizontalité du monde.
Il existe aussi un imaginal collectif.
IV. Le champ collectif imaginal est ambiance + contagion + égrégore
Un concert, une foule, une communauté, un groupe émotionnel produisent un champ collectif imaginal.
Structurellement :
Le champ collectif imaginal est la somme des champs psychiques.
Il fonctionne par :
- contagion émotionnelle,
- amplification,
- identification,
- fusion imaginale.
C’est ce qu’on peut appeler un égrégore et ce n’est pas un champ réel.
Il peut tirer, galvaniser, étouffer, exciter.
Il n’a aucune densité ontologique.
V. L’aura et le champ
L’aura n’est pas un champ réel c’est un champ psychique ou imaginal perçu autour d’un individu.
Structurellement :
L’aura est la projection psychique d’un individu dans l’imaginal collectif.
Elle peut être :
- lumineuse,
- sombre,
- large,
- serrée,
- vibrante.
Mais elle n’est jamais réelle.
L’aura est une perception imaginale pas une densité ontologique.
Mais si l’aura est une perception imaginale et non réelle, elle n’en est pas moins traçable
L’effet Kirlian montre une “lueur” autour des objets et des êtres vivants.
Mais ce que Kirlian mesure n’est pas un champ réel.
Ce n’est pas une densité ontologique.
Ce n’est pas le souffle.
Ce n’est pas la membrane mariale.
Structurellement :
L’aura mesurée est une décharge électromagnétique + humidité + ionisation + imaginal psychique.
Autrement dit :
- une partie physique,
- une partie bio-électrique,
- une partie imaginale psychique (interprétation humaine).
Ce n’est pas un champ réel.
Ce n’est pas une densité.
Ce n’est pas une portance.
L’aura est tractable parce que le psychique laisse des traces dans la matière.
C’est un point crucial.
Structurellement :
Le psychique n’est pas réel mais il est traçable.
Il peut :
- influencer des micro-charges,
- modifier des tensions superficielles,
- créer des patterns,
- produire des formes visibles.
VI. Résonance psychique vs résonance structurelle
1. Résonance psychique
→ contagion émotionnelle,
→ projection,
→ identification,
→ tension.
Structurellement :
La résonance psychique est la réaction de la psyché à un champ psychique ou collectif.
Elle peut être :
- agréable,
- désagréable,
- excitante,
- étouffante.
Mais elle n’a aucune densité réelle, même si comme nous l’avons vu plus haut c’est perceptif et traçable.
2. Résonance structurelle
→ produite par le souffle dans le sol,
→ stable,
→ non directionnelle,
→ non émotionnelle.
Structurellement :
La Résonance structurelle est la vibration ontologique du souffle dans le sol.
Elle ne tire pas, ne pousse pas et ne se contracte pas.
Elle est portance vivante.
VII. Interaction entre champ réel et champ psychique
Structurellement le champ psychique tire toujours le champ le plus dense.
Le champ réel ne tire jamais.
Le psychique :
- cherche la densité,
- s’accroche,
- se tend,
- se projette.
Le réel :
- reste portance,
- ne se contracte pas,
- ne se défend pas,
- ne se ferme pas.
Il n’y a pas de mélange.
Il n’y a pas de fusion.
Il n’y a pas de contagion.
Le lien entre les champs est lié à une compatibilité ontologique des densités.
Il y a compatibilité ou incompatibilité ontologique.
VIII. Interaction entre champ réel et champ collectif imaginal
Un champ réel dans une foule :
- ne fusionne pas,
- ne se laisse pas absorber,
- ne se laisse pas tirer.
Mais il perçoit la tension collective, comme un rocher « perçoit » la pression de l’eau.
Structurellement le champ collectif imaginal agit sur le psychique, pas sur le réel.
Le réel reste intact alors que le psychique se tend.